Zellige, tadelakt, bois sculpté : quels matériaux marocains choisir pour sa déco intérieure

Si tu t’es déjà baladé dans un riad à Marrakech ou même juste perdu dans un souk un peu calme, tu vois tout de suite ce qui fait la différence. Les murs ne sont pas lisses et fades, les sols ne sont pas “juste” carrelés. Tout a une texture, une profondeur, une histoire. Et c’est exactement pour ça que les matériaux marocains fascinent autant en déco intérieure. Ils ont ce petit truc en plus. Ce n’est pas parfait, justement. Et c’est ça qui est beau.

Je me souviens d’un séjour dans un riad du côté de Bab Doukkala, le genre d’endroit qu’on retrouve sur https://riad-marrakech-location.com : murs en tadelakt encore frais au toucher le matin, zelliges légèrement irréguliers sous les pieds, bois sculpté qui grince un peu quand il fait chaud. Rien n’est “aseptisé”. Et clairement, quand on rentre chez soi après ça, on a envie de ramener un peu de cette ambiance à la maison, non ?

Le zellige : beau, vivant, mais pas toujours simple

Le zellige, on le reconnaît tout de suite. Ces petits carreaux émaillés, souvent posés à la main, avec des nuances qui changent selon la lumière. C’est vivant. Vraiment. Aucun mur ne ressemble exactement à un autre, même avec la même couleur.

En déco intérieure, le zellige est parfait pour :

  • une crédence de cuisine qui sort du lot
  • une salle de bain chaleureuse (et pas froide comme un hôpital)
  • un mur d’entrée, juste pour le “wahou” en arrivant

Mais soyons honnêtes deux secondes. Le zellige, ce n’est pas le matériau le plus facile à vivre. Les joints sont nombreux, parfois irréguliers. Si tu es maniaque du chiffon microfibre, ça peut te fatiguer. Et la pose doit être nickel. Pas “à peu près”. Sinon, ça se voit. Tout de suite.

Perso, je le conseille souvent en petites surfaces. Trop de zellige, partout, ça peut vite devenir étouffant. Un mur fort, bien placé, et basta. Tu en penses quoi, toi ? Tu serais prêt à en mettre dans toute une pièce ?

Le tadelakt : le mur qui respire (littéralement)

Le tadelakt, c’est un autre délire. On est sur un enduit à la chaux, traditionnellement poli à la pierre et savonné. Oui, savonné. Et ce n’est pas juste pour faire joli. Ça le rend imperméable. Magique, non ?

Ce que j’adore avec le tadelakt, c’est son côté doux. Visuellement, mais aussi au toucher. Rien à voir avec une peinture classique. La lumière glisse dessus, elle ne tape pas. Dans une salle de bain, c’est incroyable. Dans une douche à l’italienne aussi, à condition que ce soit fait par quelqu’un qui sait ce qu’il fait. Sinon… catastrophe assurée.

Petit point important : le tadelakt demande de l’entretien. Pas compliqué, mais régulier. Oublie les produits chimiques agressifs. On est sur quelque chose de naturel, donc on respecte. Si tu veux du “je nettoie tout à l’eau de Javel et j’oublie”, ce n’est peut-être pas pour toi. Mais si tu aimes les matériaux qui vieillissent bien, alors là, fonce.

Le bois sculpté marocain : du caractère, du vrai

Le bois sculpté, c’est souvent la pièce qu’on remarque après coup. Une porte, une tête de lit, un moucharabieh, un plafond parfois. Et là, tu te dis : “Ah oui, quand même.”

Cèdre, thuya, parfois noyer. Les artisans marocains travaillent le bois depuis des générations. Motifs géométriques, floraux, parfois très fins. Ce n’est pas minimaliste, clairement. Mais utilisé intelligemment, ça apporte une chaleur folle.

Mon conseil ? Ne surcharge pas. Une pièce forte suffit :

  • une porte intérieure sculptée
  • un panneau mural en tête de lit
  • un claustra pour séparer deux espaces

Trop de bois sculpté, et ça devient lourd visuellement. Mais bien dosé, ça donne une âme. Et ça, aucune déco industrielle ne pourra jamais te l’offrir.

Comment choisir le bon matériau marocain pour chez toi ?

La vraie question, elle est là. Parce que tout est beau, sur le papier. Mais tout n’est pas adapté à tous les intérieurs.

Pose-toi ces questions, franchement :

  • Tu veux du pratique ou du caractère avant tout ?
  • Tu es prêt à entretenir un matériau vivant ?
  • Tu préfères un effet waouh discret ou assumé ?

Si tu débutes, commence petit. Un mur en zellige, une salle de bain en tadelakt, un élément en bois sculpté. Teste. Ressens. La déco, ce n’est pas une science exacte. C’est aussi une histoire de sensations, d’émotions, parfois même de souvenirs de voyage.

Et entre nous, un intérieur qui raconte quelque chose, même imparfait, sera toujours plus agréable qu’un showroom sans âme.

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